Bienvenu

Bienvenu

# Online seit Mittwoch, 22. August, 2007 um 07:58

just me

just me
pour mieux me connaitre ;)

1/ Ton nom : vas chercher

2/ Ton prénom : Mouad

3/ Ton/Tes pseudos : JIJI invente de ta tete si t'en a une ;)

4/ Ta date de naissance : 05/02/1991 pour m'envoyer des cadeaux

5/ Ton signe astro : verseau

6/ Ta taille : 1m soixante et six

7/ Ton poids : 46kg

8/ Tu chausse du : 40

9/ Tes mensurations : medium

10/ Ta ville : el jadida

11/ Ta situation de famille : ??? ça te regarde?

12/ As-tu des frère(s) et soeur(s) ? wi

13/ Si oui, combien ? un frere e une soeur

14/ Comment sont tes rapports avec tes parents ? plutot cool

15/ La couleur de tes yeux : ça depend du temps mais je crois k'ils sont mielleux

16/ La vraie couleure de tes cheveux ? marron

17/ De quel origine es-tu ? marokain Jdidi

18/ Ta religion : musulmane et fière de l'etre

19/ Tes qualités : à vous de les citer si j'en ai b1 sur

20/ Tes défauts : ossi

21/ Quelle est ta couleur préférée ? Rouge jaune e vairs

22/ Ta fleur préférée ? la rose

23/ Ton/tes film(s) préféré(s) ? american pie

24/ Tes idoles (chanteurs, acteurs...) : encore trooop

25/ Tes hobbies ? dormir lol, msn, m'eclatter et RIRE. pas super mais bon c de ma vie k'on parle

26/ La langue que tu préfère parler : ça depend avc ki je parle ;)

27/ Quel pays aimerai tu visiter ? cuba e jamaica

28/ Où te sens-tu le mieux ? ds les endroits eclairés lol

29/ L'animal que tu préfère ? les chats

30/ Le parfum de glace que tu préfère ? je les adore tous, chui gourmand merde

31/ La boisson non alcoolisé que tu préfère ? hawai

32/ Quel genre de musique écoute tu ? gnawa fusion reggae funk punk

33/ Ton/tes livres préférés ? j'en ai plein, wé je bouquine moi

34/ Ton plat préfère ? omelette

35/ Pratique tu un sport ? Si oui lequel ? dormir c un sport?

36/ Ta série préférée ? j'en ai plein

37/ Ton émission favorite ? oprah?

38/ Ta matière préférée ? la philosophie

39/ Ton futur métier ? psychologue

40/ Quel est ton objet fétiche ? mon guembri

41/ As-tu un porte bonheur, si oui lequel ? nn

42/ Ton parfum préféré ? pi pour meufs j'adore

43/ Ton chiffre préféré ? 8

44/ Es-tu amoureux(se) ? Si oui, de qui ? pas pour l'instant

45/ As-tu déjà trompé ton/ta partenaire ? nn

46/ As-tu déjà volé de l'argent ? mais nn tu me prends pour ki toi?

47/ As-tu profité de quelqu'un ? Si oui, de qui ? nn c plutot les gens ki profittent de moi

48/ Qu'aimerai tu te faire pardonner ? r1

49/ As-tu déjà eu envie de tuer quelqu'un ? Qui ? wi devinez ki?

50/ Dors-tu avec un DouDou ? mais nn chui grand kan meme

51/ As-tu déjà pété en public ? euuh peu etre

52/ Et roté ? je rote jamais chui pas une vache moi

53/ As-tu déjà été ivre mort ? Si oui, quand ? je bois pas

54/ As-tu déjà fumé ? nn

55/ As-tu déjà consommé de la drogue ? nn +

56/ Pleure tu souvent ?we

57/ Qui sont tes meilleur(e)s ami(e)s ? Hamza e guembri

58/ Tu es fière de : moi meme

59/ Tu as honte de : r1 en + le ridicule ne tue pas

60/ As-tu déjà fais souffrir quelqu'un ? Si oui qui ? j'en sais r1 en tt cas c t pas fait expres

61/ Es-tu fidèle en amour ? wi

62/ Es en amitié ? re wi

63/ Quelle partie de ton corps préfère tu ? mes yeux (faute de mieux)

64/ Quelle partie de ton corps détèste tu ? mon cue les prob se acause de lui lol

65/ De quoi ne peux tu pas te passer ? de ma vie

66/ Quel est ton plus grand rêve ? star gnawi

67/ Et ton pire cauchemar ? que j ss tue

68/ En veux tu à quelqu'un ? Si oui, qui ? pas vraiment je pardonne vite ;)

69/ Combien d'enfant(s) aimerai tu avoir ? euuuh 2 garçon e fille

70/ As-tu une phobie ? Si oui, laquelle ? toutes les insectes

71/ Thé, chocolat chaud ou Café ? chocolat chaud

72/ Tu préfère le jour ou la nuit ? ça depend des jours

73/ Noir ou blanc ? ça depend de mon humeur

74/ TV ou PC (internet) ? pc internet

75/ Mc Donald ou Quick ? mcdo

76/ Chien ou chat ? chat

77/ Le froid ou la chaleur ? chaleur

78/ Mer ou montagne ? mer

79/ Rouge ou bleu ? euuuh rouge

80/ Sucré ou salé ? ça depend

81/ Dentelle ou satins ? satin

82/ Lune ou Soleil ? euuh je dois vraiment choisir?

83/ Ange ou démon ? ça depend des jours

84/ Ville ou campagne ? ville

85 / Vanille ou, chocolat ? chocolat
nn mais c koi ce kestionnaire il fait suer à la fin, je croyais ke j'allais jamais le finir, bon mnt k'est ce ke vous pensez de moi ( si c mal je m'en fous ;) )

# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 09:05

Geändert am Samstag, 22. Dezember, 2007 um 18:40

le festival gnawa d'essaouira 2007

le festival gnawa d'essaouira 2007
la 10eme edition

# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 09:04

bio de guevara

bio de guevara
Ernesto Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928 à Rosario, Argentine, de Ernesto Guevara Lynch et Celia de La Serna, tous deux d'ascendance basque, irlandaise et espagnole. Il se pourrait que sa date de naissance officielle ait été reculée d'un mois pour éviter un scandale, car trop proche du mariage.

Ses parents étaient d'une aristocratie souvent désargentée penchant vers des idées de gauche non autoritariste, s'opposant notamment à Peron et à Hitler. Sa tante qui avait élevé sa propre s½ur, la mère d'Ernesto Guevara, à la mort prématurée de leurs parents était communiste.

Aîné de 5 enfants, il vécut d'abord à Córdoba, la seconde ville du pays.

Dès l'âge de trois ans, il apprit le jeu d'échecs auprès de son père et commença à participer à des tournois dès 12 ans.[5] Sa mère lui enseigna le français qu'il parlait couramment.

Ernesto Guevara de la Serna devint vite connu pour ses opinions radicales même comme jeune garçon. Il admirait Francisco Pizarro et aurait voulu être un de ses soldats.[6]

Toute sa vie, il subit de violentes crises d'asthme, qui l'accablèrent dès l'enfance. Affrontant cette maladie, il devint un athlète accompli. Malgré l'opposition de son père, il devint joueur de rugby où il gagna le surnom de "fuser", (une contraction de "furibundo" (furibond) et du nom de famille de sa mère, "Serna") à cause de son style de jeu agressif. [7]

Durant son adolescence, il mit à profit les périodes de repos forcés de ses crises d'asthme pour étudier la poésie et la littérature, depuis Pablo Neruda en passant par Jack London, Emilio Salgari et Jules Verne, jusqu'à des essais sur la sexualité de Sigmund Freud ou des traités sur la philosophie sociale de Bertrand Russell. Il écrivit des poèmes (parfois parodiques) tout au long de sa vie comme cela est courant chez les latino-américains de son éducation. Il développa aussi un grand intérêt pour la photographie.

En 1948, il entreprit des études de médecine à Buenos Aires. Durant cette période, il songea à se marier avec une fille de la haute société argentine et à s'établir, mais il ne put mener ce projet à bien à cause de l'opposition de la famille de cette dernière, de sa propre personnalité déjà jugée anticonformiste et de son désir grandissant de voyages et de découvertes.

En 1951, son vieil ami d'extrême gauche Alberto Granado, biochimiste, lui suggéra de prendre une année sabbatique. De cette façon, ils purent concrétiser le voyage dont ils parlaient depuis longtemps, traversant l'Amérique du Sud sur une vieille moto Norton 500 cc surnommée La vigoureuse (La poderosa en espagnol) dans des conditions souvent précaires (dormant souvent volontairement dans la cellule d'un commissariat), avec pour objectif de passer quelques semaines comme volontaires dans la léproserie de San Pablo sur les bords de l'Amazone au Pérou. Guevara relate cette épopée dans Diarios de motocicleta : Notas de viaje por América Latina, (qui a inspiré, avec le témoignage Con el Che por Sudamérica de son ami Granado, un film en 2004 Carnets de voyage).

Au travers de ses propres observations de la pauvreté et de l'impuissance des masses, et influencé par ses lectures marxistes, il conclut que le seul remède aux inégalités sociales de l'Amérique latine était la révolution par les armes. Il fut conduit à considérer l'Amérique latine non comme un ensemble de nations distinctes mais comme une entité économique et culturelle requérant une stratégie continentale de libération. Cette conception d'une Amérique latine unie et sans frontière partageant une culture métisse (mestizo) est un thème qui reviendra de manière importante dans ses activités révolutionnaires ultérieures. De retour en Argentine, il termina ses études le plus rapidement possible afin de poursuivre son périple en Amérique du Sud et reçut son diplôme le 12 juin 1953.

Le Guatemala [modifier]

Le 7 juillet 1953, il entreprit un long périple à travers la Bolivie, le Pérou, l'Equateur, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, El Salvador puis le Guatemala.

En Bolivie, il participe à l'été 1953 à la révolution sociale populiste du MNR, puis s'en détache avec indignation, estimant que cette révolution sociale reste entachée d'inégalités racistes.

Il arrive fin décembre 1953 au Guatemala, où le président de gauche Jacobo Arbenz Guzmán, dirige un gouvernement populiste qui, au travers d'une réforme agraire et d'autres initiatives, tente d'éliminer un système de latifundia dominé par les Etats-Unis.

Dans une lettre à sa tante Beatriz, Ernesto Guevara explique sa motivation à s'établir dans ce pays: "Au Guatemala, je me perfectionnerai et accomplirai tout ce qui est nécessaire pour devenir un vrai révolutionnaire." [8]

Peu après son arrivée à Guatemala Ciudad, Guevara suivit les conseils d'un ami commun de rencontrer Hilda Gadea Acosta, une économiste péruvienne qui vivait et travaillait au Guatémala. Gadea, qu'il épousa plus tard, avait de nombreux contacts politiques car elle était membre du American Popular Revolutionary Alliance (APRA) socialiste, dirigé par Víctor Raúl Haya de la Torre. Elle présenta Guevara à de nombreux responsables de haut niveau du gouvernement Arbenz, mais aussi lui permit de renouer le contact avec un groupe d'exilés cubains qu'il avait déjà rencontrés au Costa-Rica, membres du mouvement du 26 juillet de Fidel Castro. Guevara joignit ces "moncadistas" dans la vente d'objets religieux liés au Christ noir d'Esquipulas, et fut aussi assistant de deux spécialistes vénézuéliens de la malaria à l'hôpital local.

Les tentatives d'Ernesto Guevara d'obtenir un internat ne furent guère fructueuses et sa situation financière devint très précaire, ce qui l'amena à vendre certains bijoux d'Hilda.

C'est pendant cette période qu'il obtint son surnom célèbre de "Che", à cause de son utilisation intensive de l'interjection argentine "che", qui signifie approximativement "hé", "mon pote" ou "mec" tel qu'employé familièrement en français. L'Argentine, l'Uruguay, et le sud du Brésil sont la seule zone géographique (Rioplatense) où cette expression est utilisée.

La situation politique changea beaucoup à partir du 15 mai 1954, quand une livraison d'armes et d'artillerie légère Skoda arriva de la Tchécoslovaquie communiste à Puerto Barrios à destination du gouvernement Arbenz à bord du bateau suédois Alfhem. La quantité d'armes était estimée à 2000 tonnes par la CIA [9] et seulement 2 tonnes par Jon Lee Anderson. [10] (Peut être une erreur typographique étant le seul chercheur à citer ce chiffre).

Ernesto Guevara se rendit brièvement au Salvador pour renouveler son visa, et retourna au Guatemala quelques jours avant la tentative de coup d'État de Carlos Castillo Armas appuyé par la CIA qui soupçonnait le président Arbenz d'être communiste. [11]

Les forces anti-Arbenz qui venaient du Honduras ne réussirent pas à arrêter le transbordement des armes, mais après une pause pour se regrouper, la colonne de Castillo Armas reprit l'initiative, aidée d'un support aérien américain. [12]

Guevara avait hâte de combattre pour Arbenz et joignit dans un premier temps une milice créée par les jeunesses communistes, mais frustré par l'inaction de ce groupe, il revint à la médecine. Quand le coup d'État fut en passe de réussir, il redevint volontaire au combat mais en vain, quand Arbenz prit refuge dans l'ambassade mexicaine et demanda à ses partisans de quitter le pays.

Après que Hilda fut arrêtée, il se mit sous la protection du consulat argentin où il resta jusqu'à ce qu'il reçoive un sauf-conduit quelques semaines plus tard. A ce moment, il déclina un vol gratuit pour l'Argentine que lui proposait l'ambassade, préférant se diriger vers le Mexique.

Le renversement du régime démocratiquement élu d'Arbenz par un coup d'État appuyé par la CIA (opération PBSUCCESS) renforça la vue qu'Ernesto Guevara avait des États-Unis comme une puissance impérialiste qui s'opposerait implacablement à tout gouvernement qui essaierait de corriger les inégalités socioéconomiques endémique à l'Amérique du sud et aux autres pays en voie de développement. Il devint définitivement convaincu que le socialisme atteint à travers le combat et défendu par une population armée était le seul moyen de rectifier une telle condition.

Cuba [modifier]

Guerilla et Révolution [modifier]

Che Guevara arriva à Mexico début septembre 1954, et peu après il retrouva Ñico López et d'autres exilés cubains qu'il avait connu au Guatemala. En juin 1955 López le présenta à Raúl Castro. Quelques semaines plus tard, Fidel Castro arriva à Mexico après avoir été amnistié de prison à Cuba et le 8 juillet 1955 Raúl présenta Guevara à son frère ainé. Après une conversation d'une nuit entière, le Che devint convaincu que Fidel était le dirigeant révolutionnaire inspiré qu'il cherchait et il joignit immédiatement le mouvement du 26 juillet qui voulait renverser le gouvernement du dictateur Fulgencio Batista.

Bien qu'il ait été prévu qu'il soit le médecin du groupe, le Che participa à l'entrainement militaire avec les autres membres du mouvement, à la fin duquel il fut désigné par leur instructeur le colonel Alberto Bayo comme la meilleure recrue. [13]

Entre temps, Hilda Gadea était arrivé à Mexico et elle et Guevara reprirent leur liaison. Durant l'été 1955 elle l'informa qu'elle était enceinte, et il lui demanda immédiatement à ce qu'ils se marient. Leur fille, Hilda Beatríz, naquit le 15 février 1956.[14]

Il fit partie des 82 hommes (un des quatre non-cubain de l'expédition) qui partirent avec Castro en novembre 1956 pour Cuba, sur un petit yacht appelé Granma. Ils furent attaqués juste après leur débarquement par l'armée de Batista qui avait eu vent de l'expédition. Le chiffre exact n'est pas connu mais il est certain que pas plus d'une vingtaine d'hommes survécurent, les autres furent soit tués au combat, soit exécutés sommairement. Le Che écrivit que pendant cette confrontation il dut abandonner son sac d'équipement médical pour ramasser une caisse de munition abandonnée par un des ses compagnons en fuite. Plus tard il se rappela que ce moment marquait sa transition de médecin à combattant..[15]

Les rebelles survivants se regroupèrent et fuirent dans les montagnes de la Sierra Maestra pour lancer une guérilla contre le régime de Batista. Là ils furent soutenus par les paysans locaux (guajiros ou montunos) qui souffraient d'abord du régime de Batista, et puis de la répression politique lancée contre la guérilla et ses partisans réels ou non qui les affectait directement. Le Che souligna l'importance de se faire accepter par la population en fournissant des soins dans les villages isolés ou en alphabétisant les nouvelles recrues au c½ur de la jungle. Leurs forces grandirent tandis qu'ils gagnaient des armes et des recrues, avec le soutien logistique de la partie urbaine du mouvement de 26 juillet (non communiste, le partido socialista popular cubain n'aidant Castro qu'à partir du moment où ils étaient certain de sa victoire, mi-1958) et des États-Unis (qui voyaient en Castro un bonne alternative au régime corrompu de Batista et auxquels il avait dissimulé ses objectifs communistes).

Che Guevara devint un dirigeant des rebelles, accédant au grade de Comandante (commandant), respecté par ses compagnons d'armes pour son courage, son obsession de l'exemple et ses succès militaires,[16] mais aussi craint par ce que certains ont décrit comme de la cruauté : il fut lui-même responsable (avec l'aval de Fidel Castro) de l'exécution sommaire de nombreux hommes accusés d'être des informateurs, des déserteurs ou des espions. Il protégeait cependant les soldats de Batista prisonniers de la vengeance de ses troupes avec la même vigueur qu'il avait à châtier les traîtres. [17]

Che Guevara fut aussi un des créateurs de la radio clandestine Radio Rebelde en février 1958. Radio Rebelde diffusait des informations pour la population cubaine mais aussi servait de lien entre les différentes colonnes repartis sur l'île. [18]

Après que les hommes du « 26 juillet » eurent repoussé les forces de Batista de la Sierra Maestra, base de départ de la guérilla, le Che fut envoyé dans la province de Las Villas, pour couper les forces gouvernementales en deux. Il fut choisit par Fidel Castro pour diriger une des trois colonnes qui traversa les plaines du Cauto. À la fin décembre 1958, il dirigea son "commando suicide" (qui entreprenait les missions les plus dangereuses de l'armée rebelle) [19] dans la bataille de Santa Clara qui fut une victoire décisive pour les révolutionnaires.[20]

Le pays était alors paralysé par une grève générale demandée par Castro. Batista, apprenant que ses généraux négociaient une paix séparée avec les dirigeants rebelles, fuit en République dominicaine le 1er janvier 1959, juste avant l'arrivée triomphale des guérilleros (dits Barbudos) dans la Havane.

Gouvernement révolutionnaire [modifier]

Le 2 janvier, Che Guevara fut nommé par Fidel Castro commandant et "procureur suprême" de la prison de la forteresse de Cabaña [21], et pendant les 5 mois à ce poste, [22] il supervisa les jugements et signa les exécutions de 55 à 550 personnes selon les sources. [23] Les accusés étaient pour la plupart des officiels du régime de Batista déclarés responsable du pire de la répression, des membres du "bureau de la répression des activités communistes" (une unité de police secrète qui recourrait à la torture et à l'assassinat dans de véritables escadrons de la mort), des dissidents politique ou des militaires accusés de crime de guerre. Seuls les militaires et policiers étaient condamnés à mort, les civils étant dans un deuxième tribunal. [24]

Pour un procureur qui travaillait avec Guevara pour les accusations, les procédures étaient illégales car "les faits étaient jugés sans aucune considération pour les principes judiciaire généraux", "les éléments présentés par l'officier investigateur étaient considéré comme des preuves irréfutables", "il y a avait des membres de familles de victimes du régime précédent parmi les jurés" et "Che Guevara était aussi président de la cour d'appel".[25] Ces exécutions inquiétèrent beaucoup les démocrates à Cuba et aux États-unis.

Le 7 février 1959 le nouveau gouvernement proclama Che Guevara "citoyen cubain de naissance" en reconnaissance de son rôle dans le triomphe des forces révolutionnaires. Le 22 mai 1959 le divorce avec Hilda Gadea (avec laquelle il était séparé avant même son départ pour Cuba) est prononcé, ce qui lui permet de régulariser la situation avec Aleida March, une cubaine du mouvement du 26 juillet, qu'il épouse le 2 juin de la même année. Il l'avait rencontrée dans la province de Las Villas en 1958.

Fidel Castro modifia la constitution du pays pour permettre à un étranger s'étant particulièrement illustré durant la guérilla et ayant reçu le grade de Commandant de pouvoir être membre du gouvernement. Cette modification ne concernait que l'argentin Guevara.

Le 7 octobre, Che Guevara assisté de son second Nathanael Bennoit, devint un des dirigeants de l'institut national de la réforme agraire et le 26 novembre président de la banque nationale de Cuba. Ce dernier poste était un peu ironique, car le Che condamnait l'argent et voulait son abolition. La signature sur les billets de banque ne portait d'ailleurs que son surnom "Che". Billet de banque signé par le Che

Dès cette année 1959, Il aida à organiser des expéditions révolutionnaires à Panama et en République dominicaine qui échouèrent toutes. [26] [27]

À cette époque son goût pour les échecs revint et il participa à la plupart des tournois ayant lieu à Cuba tout en promouvant ce sport. [28] [29]

Il visita Tokyo en juin 1959 pour évaluer la réforme agraire radicale effectué par les États-Unis après la deuxième guerre mondiale, notant que la réforme agraire cubaine offrait plus de propriété privée et un meilleur taux de compensation que ce qui avait été donné au Japon. [30] Malgré ses propos Cuba vit la plupart de ses activités nationalisées et les libertés individuelles restreintes, de nombreux démocrates étant jetés en prison. Le régime devint de plus en plus autoritaire, en partie pour appliquer ses réformes communistes, en partie en réaction aux pressions américaines. Après avoir négocié un accord commercial avec l'Union soviétique en 1960, Che Guevara représenta Cuba dans de nombreuses délégations auprès de pays du bloc communiste ou du mouvement des non-alignés en Afrique et en Asie suite à l'imposition de restrictions commerciales qui devinrent un embargo des États-Unis contre Cuba en 1962 et qui est toujours en application fin 2006.

En 1960 Guevara fit parti des premiers secours aux victimes de l'explosion de la Coubre, un navire remplit d'armes à destination du gouvernement cubain, opération de secours qui devint encore plus dangereuse quand une deuxième explosion fit alors plus d'une centaine de morts. [31] Les causes de la double explosion n'ont jamais été clairement établis. Le gouvernement cubain accusa la CIA [32] et William Alexander Morgan [33] un ancien rival du Che dans la lutte anti Batista et soupçonné d'être un agent américain. Les exilés cubains (anticastristes) avancèrent la théorie que le sabotage avait été organisé par des opposants soviétiques à Guevara.[34] C'est au service commémoratif des victimes que la célèbre photo d'Alberto Korda du Che fut prise.

Ministre de l'industrie et théoricien [modifier]

Guevara devint le 23 février 1961 ministre de l'industrie et il s'attela à transformer l'économie capitaliste agraire de Cuba en économie socialiste industrielle. Il fut un participant actif aux nombreuses réformes économiques et sociales mise en place par le gouvernement et devint célèbre dans le monde pour ses attaques enflammées sur la politique étrangère des États-Unis en Afrique, en Asie (guerre du Vietnam) mais surtout en Amérique latine.

Pendant cette période il définit la politique cubaine et sa propre opinion dans de nombreux discours, articles, lettres et essais. Dans son livre "La guerre de guérilla" (1961), il promut la réédition dans d'autres pays de la révolution cubaine, commencé par de petits groupes (foco) de guérillas de paysans sans besoin de grandes organisations pour attaquer le gouvernement, générer un sentiment révolutionnaire dans la population et augmenter l'échelle de la guérilla par étape avant de lancer une insurrection armée. Cependant ce modèle de "révolution à la cubaine" en Bolivie et ailleurs fut un échec à cause selon certains de son manque de soutien populaire et cette stratégie est considéré maintenant comme ineffective. Elle fonctionna à Cuba parce que la population voulait se débarrasser de Batista et parce que les fondations d'une révolution avait déjà été jeté par d'autres tel que Frank País (assassiné par la police de Batista en 1958). Tout ce dont la population avait besoin était une avant garde (militaire) pour les inspirer.

Son essai "Le socialisme et l'homme à Cuba" (1965) avançait le besoin d'un "homme nouveau" ("hombre nuevo") en conjonction avec l'état socialiste, c'est à dire plus une révolution personnelle et morale qu'une simple révolution économique. L'apport d'une activité à la société en plus de son activité rémunérée par un être humain se transforme en une valeur exemplaire, source de solidarité. Pour le Che la société communiste idéale n'était pas possible sans que le peuple n'évolue en cet "homme nouveau" et l'État socialiste n'était qu'une première nécessité, une échelle destinée à être grimpée puis abandonnée dans une société d'égaux sans gouvernements ni états. Pour lui toute société qui fonctionnait uniquement sur la récompense matérielle, que ce soit une économie socialiste soviétique ou capitaliste était vouée à l'échec.[35] En tant qu'officiel du gouvernement et toujours aussi conscient de la valeur de l'exemple, Che Guevara s'employait à démontrer ce que devait être cet "homme nouveau". Il passait régulièrement ses week-ends et soirées au travail volontaire, que ce soit dans les usines de textiles, sur les ports ou à la récolte de la canne à sucre. Il pensait que cela permettait de garder un contact direct entre le peuple et ses dirigeants [36] et aussi qu'un tel sacrifice et une telle implication de la part du peuple était nécessaire pour atteindre le communisme à travers une société socialiste.

Che Guevara était aussi connu pour son austérité personnelle, son niveau de vie et ses habitudes simples. Il détestait tout favoritisme lié au rang (comme c'était déjà le cas lors de la guérilla). Par exemple lorsqu'il devint membre du gouvernement, il refusa une augmentation de salaire, préférant garder sa paye de "commandante" (major) de l'armée. Cette austérité se manifestait aussi par un mépris des richesses qu'il démontra de nombreuses fois, un exemple marquant étant lors d'un dîner avec des officiels communistes en URSS, où lorsque que le repas fut servit dans de la porcelaine de valeur, le Che fit remarquer sarcastiquement à ses hôtes "Est-ce de cette façon que vit le prolétariat en Russie ?" Certains voyaient Che Guevara comme le modèle à la fois austère et "glamour" de cet "homme nouveau".

Guevara ne participa pas à la défense de Cuba lors du débarquement de la Baie des Cochons en 1961, étant placé à la défense d'une autre partie de l'île et blessé accidentellement par sa propre arme. [37]

Il joua un rôle clef dans la crise des missiles de Cuba en négociant en 1962 à Moscou avec Raúl Castro auprès des russes l'implantation de missiles balistique nucléaire sur l'île. Che Guevara pensait que l'installation de missiles soviétiques protègerait Cuba de toute attaque militaire américaine. Dans un interview au journal britannique le Daily Worker quelques semaines après la fin de la crise, il déclara tout en fulminant contre le recul soviétique, à moitié en plaisantant, que si les missiles avaient été sous contrôle cubain, ils les auraient utilisé. [38]

Il fut confronté à de nombreuses difficultés dans ses tâches de réforme, l'économie cubaine étant souvent archaïque et décousue, donc peu encline à une rationalisation des moyens de production. En outre, Guevara fit une de ses priorités de lutter contre la bureaucratie naissante. En plus de ces problèmes, suite à l'embargo américain et à l'entrée de Cuba dans le COMECON l'industrialisation massive fut abandonnée et l'île resta un fournisseur agricole, cette fois ci pour le bloc est.

Disparition de Cuba [modifier]
Che Guevara s'adressant à l'Assemblée générale de l'ONU (New York - 11 décembre 1964)
Che Guevara s'adressant à l'Assemblée générale de l'ONU
(New York - 11 décembre 1964)[39]

En décembre 1964 Che Guevara voyagea à New York comme chef de la délégation cubaine à l'ONU où il prononça un discours enflammé contre la politique étrangère américaine [40], participa à une émission télé et rencontra des personnalités aussi différentes que le sénateur Eugene McCarthy des compagnons de Malcolm X ou les Rockefeller.[41] Le 17 décembre, il commença une tournée internationale de 3 mois où il visita la Chine, l'Égypte), l'Algerie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Bénin, la République du Congo et la Tanzanie, avec des étapes en Irlande, Paris et Prague. A Pyongyang, il a déclaré que la Corée du Nord était un modèle dont Cuba devrait s'inspirer [42]. A Alger le 24 février, il fit son dernier discours sur le devant de la scène internationale où il déclara "Il n'y a pas de frontières dans cette lutte à mort. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à ce qui se passe dans n'importe quelle partie du monde. La victoire de n'importe quel pays contre l'impérialisme est notre victoire, tout comme la défaite de quelque pays que ce soit est notre défaite." [43] Il étonna alors son audience en proclamant "Les pays socialistes ont le devoir moral d'arrêter leur complicité tacite avec les pays de l'ouest exploiteurs." [44][45]
Che Guevara avec Fidel Castro et des membres de son comité d'accueil à l'aéroport de la Havana (14 March 1965)
Che Guevara avec Fidel Castro et des membres de son comité d'accueil à l'aéroport de la Havana
(14 March 1965)

Deux semaines après son retour à Cuba où il fut accueilli par Fidel et Raul Castro, il disparu littéralement de la vie publique. Son activité en 1965 était un grand mystère vu qu'il était à l'époque considéré comme le numéro deux du gouvernement.

Les causes de sa disparition sont toujours controversées et peuvent être attribuées à diverses raisons:

* Echec de l'industrialisation.
* La pression sur Castro des soviétiques et d'une partie des responsables cubains qui désapprouvaient l'alignement économique et idéologique pro-chinois communiste du Che, surtout à une époque où se creusait le conflit sino-sovietique et où l'économie cubaine dépendait de plus en plus de l'URSS. Guevara était considéré par beaucoup comme un avocat de la stratégie maoïste en Amérique du Sud et ils comparaient son plan d'industrialisation au grand bond en avant chinois.
* D'autres suggérèrent que Castro avait pris ombrage de la popularité de Guevara et commençait à le considérer comme une menace. Ils trouvèrent suspect ses explications sur sa disparition et furent surpris que le Che ne fît jamais une annonce publique de ses intentions.

Après la crise des missiles cubaine et ce qu'il avait pris comme une trahison de Khrouchtchev quand il avait donné son accord au retrait des missiles sans consulter Castro, Che Guevara était devenu sceptique quant au rôle de l'URSS. Comme révélé dans son dernier discours à Alger, il était venu à la conclusion que l'hémisphère nord, mené par les États-unis dans l'ouest et l'URSS dans l'est, exploitait l'hémisphère sud. Il soutenait le Vietnam du Nord dans la guerre du Vietnam et encourageait les peuples des autres pays en voie de développement à prendre les armes et a créer "de nombreux Vietnam". [46] Cependant aussi bien Guevara que Castro étaient partisans d'un "front anti-impérialiste uni" et avaient tenté à plusieurs reprises de réconcilier l'Union Soviétique et la Chine.

Pressé par la spéculation internationale et les rumeurs quant au destin du Che, Fidel Castro déclara le 16 juin 1965 que le peuple serait informé à propos du Che quand lui même l'aurait décidé. Le 3 octobre, Castro dévoila une lettre non datée [47] écrite par Guevara à son attention, dans laquelle il réaffirmait sa solidarité avec la révolution cubaine mais déclarait son intention de partir combattre à l'étranger pour la révolution. Il annonçait également sa démission de tous ses postes au gouvernement, au parti et dans l'armée ainsi qu'il renonçait à la citoyenneté cubaine qui lui avait été donnée. Castro révéla peut après qu'il savait où Guevara était mais qu'il ne le révèlerait pas, ajoutant que son ancien compagnon d'arme était en bonne santé.

Malgré les assurances de Castro, la destinée de Che Guevara resta un mystère et un secret bien gardé pour les deux années à venir.

Congo [modifier]

Expédition [modifier]
Passeport du Che, au nom de Adolfo Mena González.
Passeport du Che, au nom de Adolfo Mena González.

Pendant leur réunion la nuit du 14 au 15 mars 1965, Guevara et Castro s'étaient mis d'accord pour que le Che mène personnellement la première action militaire cubaine en Afrique Sub-Saharienne. Des sources fiables mentionnent que Guevara avait convaincu Castro à le soutenir dans son effort tandis que d'autres sources tout aussi fiables maintiennent que c'est Castro qui avait convaincu Guevara d'entreprendre cette mission, argumentant que les pays d'amérique latine visés n'étaient pas encore dans les conditions voulues pour y établir des "focos" de guerilla. [48] Castro lui même affirma que la dernière version était la bonne.[49]

D'après Ahmed Ben Bella, qui était président d'Algerie à l'époque et avait beaucoup discuté avec Guevera, "La situation en Afrique semblait avoir un énorme potentiel révolutionnaire, ce qui amena le Che à la conclusion que l'Afrique était le maillon faible de l'impérialisme. C'est à l'Afrique qu'il décida de dédier ses efforts". [50]

L'opération cubaine devait aider le mouvement marxiste Simba pro-Patrice Lumumba au Congo-Kinshasa (ancien Congo belge, futur Zaire et actuelle République démocratique du Congo). Guevara, son second Victor Dreke et 12 cubains arrivèrent au Congo le 24 Avril 1965 et un contingent d'environ 100 Afro-Cubains les rejoignirent peu après. L'arrivée du Che était tenue secrète même pour les membres de la guerilla congolaise [51][52] Ils collaborèrent un moment avec le dirigeant Laurent-Désiré Kabila, avec qui il organise le maquis d'Hewa Bora.Kabila aidait les partisans de Lumumba à mener une révolte qui fut éliminée le novembre de la même annéee par l'armée congolaise. Guevara considéra bientôt Kabila comme insignifiant: "Rien ne m'amène à penser qu'il soit l'homme providentiel" écrivit il.[53]
Ecoutant un récepteur à ondes courtes (assis de gauche à droite): Rogelio Oliva, José María Martínez Tamayo (connu comme "Mbili" au Congo et "Ricardo" en Bolivie), et Guevara. debout derrière se tient Roberto Sánchez ("Lawton" à Cuba et "Changa" au Congo).
Ecoutant un récepteur à ondes courtes (assis de gauche à droite): Rogelio Oliva, José María Martínez Tamayo (connu comme "Mbili" au Congo et "Ricardo" en Bolivie), et Guevara. debout derrière se tient Roberto Sánchez ("Lawton" à Cuba et "Changa" au Congo).

Bien que le Che ait 37 ans à l'époque et aucune formation militaire classique (il avait été réformé du service militaire argentin à cause de son asthme, chose dont il était fier à cause de son opposition au gouvernement Perón), il avait l'expérience de la guérilla cubaine et de sa marche décisive sur Santa Clara. Des mercenaires sud-africain tel que Mike Hoare et des exilés cubains opposés au régime castriste travaillaient avec l'armée régulière congolaise pour lutter contre Guevara. Ils réussirent à intercepter ses communications, embuscant les rebelles à chaque fois qu'ils tentaient une attaque et coupant ses lignes d'approvisionnement. [54] [55] Bien que Guevara voulu dissimuler sa présence au Congo, le gouvernement US était informé de sa localisation et de ses activités car le National Security Agency (NSA) interceptait toutes ses transmissions grâce à l'équipement du USNS Valdez, un navire d'écoute de l'océan indien.
Guevara enseignant des tactiques de guérilla aux rebelles congolais. Son plan était d'utiliser les rives occidentales libérées du Lac Tanganyika comme terrain d'entrainement. A sa gauche Santiago Terry (nom de code: "Aly"), à sa droite, Angel Felipe Hernández ("Sitaini").
Guevara enseignant des tactiques de guérilla aux rebelles congolais. Son plan était d'utiliser les rives occidentales libérées du Lac Tanganyika comme terrain d'entrainement. A sa gauche Santiago Terry (nom de code: "Aly"), à sa droite, Angel Felipe Hernández ("Sitaini").

Le but du Che était d'exporter la révolution cubaine en formant les combattants Simba à l'idéologie communiste et aux stratégies du combat de guérilla. Mais l'incompétence, l'intransigeance, les rivalités internes des rebelles congolais son cités dans son "journal du Congo" comme les raisons principales de l'échec de la révolte.[56] Au lieu de s'assurer le soutien des populations locales, les combattants congolais pillaient parfois des villages et tuaient des civils. Le commandement unique n'existait pas et les chefs locaux rivalisaient entre eux pour obtenir argent et matériel qu'ils employaient pour leur profit personnel, certains responsable de la guerilla étaient même assassinés par des rivaux. Enfin les troupes inexpérimentées croyaient plus en la sorcellerie qu'à l'instruction militaire des cubains, ce qui entraina défaites sur défaites.

Après sept mois de frustration, malade de la dysenterie et souffrant de l'asthme, Guevara quitta le Congo avec les survivants cubains (six membres de sa colonne étaient morts). A un moment le Che considéra rester seul pour combattre jusqu'au bout comme exemple pour la révolution. Il en fut dissuadé par ses compagnons et deux émissaires spéciaux envoyés par Castro. Quelques semaines plus tard, quand il écrivit la préface de son journal du Congo, il le commença avec les mots: "Ceci est l'histoire d'un échec" [57]

Interlude [modifier]

Parce que Castro avait rendu public la "lettre d'adieu" du Che dans laquelle il coupait tout lien avec Cuba pour se dédier à ses activités révolutionnaires ailleurs dans le monde, [58] (alors qu'elle n'aurait dut être dévoilée que dans le cas de sa mort), celui ci sentait qu'il ne pouvait pas revenir à Cuba pour des raisons morales. Il passa les 6 mois suivant dans la clandestinité à Dar es Salaam et Prague où il compila ses mémoires sur le Congo et les manuscrits de deux livres, un de philosophie [59] et un d'économie.[60] Il visita aussi plusieurs pays d'Europe de l'ouest dans le but de tester une nouvelle fausse identité et les documents (passeport, etc) créé pour elle par le DGI pour son futur voyage en Amérique du sud.

Pendant cette période Castro continua à demander son retour à Cuba, ce à quoi Guevara consentit mais sur la base que sa présence à Cuba reste secrète et dans le but d'organiser une nouvelle révolution quelque part en Amérique du sud.

Bolivie [modifier]

Guerilla [modifier]

En 1966 et 1967 la localisation du Che est toujours tenue secrète. Des représentants du mouvement d'indépendance du Mozambique disent avoir rencontré Guevara fin 66 ou début 67 à Dar es Salaam, où ils auraient rejeté son offre d'assistance à leur révolution.[61] Dans un discours en Mai 67, le ministre de la défense de Cuba annonce que Guevara "sert la révolution quelque part en Amérique du sud".

A la demande de Castro, un terrain fut acheté dans la jungle dans la région isolée de Ñancahuazú en Bolivie par le parti communiste Bolivien pour servir de camp d'entrainement, dans une zone géographique très éloignée des demandes de Guevara. Peu fut accompli pour créer une véritable armée de guérilla, le parti communiste local ne soutenant aucunement le Che à cause de ses déclarations contre l'URSS et l'agent de liaison principal à La Paz, Haydée Tamara Bunke Bider dit "Tania", une ancienne membre de la Stasi, a été aussi considérée une agent du KGB. Cette dernière aurait inconsciemment aidé les intérêts soviétiques en mettant les autorités boliviennes sur la piste de Guevara. [62]

De nombreuses photos de Guevara abandonnées dans leur camp après une première confrontation avec l'armée bolivienne en mars 1967 fournirent au président René Barrientos la première preuve de sa présence en Bolivie. Après les avoir vues, Barrientos aurait dit qu'il voulait la tête de Guevara plantée sur une pique au centre de La Paz.

La force de Guevara comprenait 50 guérilléros bien équipés et remporta de premières victoires contre l'armée régulière dans le terrain difficile et montagneux de Camiri. En septembre, l'armée réussit à éliminer deux groupes de guérilla, rapportant avoir tué un des chefs.

Malgré la nature violente du conflit, Guevara donnait des soins médicaux à tous les soldats boliviens blessés qui avait été fait prisonnier et les relâchait par la suite. Même après sa dernière bataille où il fut blessé et fait prisonnier, quand il fut emmené et qu'il vit des soldats boliviens qui avait été aussi blessés dans l'affrontement, il offrit de les soigner (son offre fut refusée par l'officier responsable). [63]

Le choix de Guevara de fomenter une révolution en Bolivie apparait avoir été basé sur un certain nombre d'idées erronées:

* Il pensait avoir uniquement affaire à l'armée bolivienne, mal entrainée et mal équipée. Cependant, quand le gouvernement américain apprit sa localisation, la CIA et les Special Forces (incluant un bataillon de United States Army Rangers basé non loin de la zone de guérilla), furent envoyés pour entrainer et soutenir les militaires boliviens.[64][65]

* Guevara pensait avoir l'assistance des dissidents locaux. Or, le parti communiste local était plus tourné vers Moscou que la Havane et ne l'aida pas malgré ses promesses. De plus l'inflexibilité de Che plutôt que le sens de compromis n'aida pas à maintenir des relations productives avec les responsables locaux.[66] Cette tendance existait déjà lors de la campagne cubaine mais avait été limité par la diplomatie de Castro.[67]

* Le Che pensait disposer d'un contact radio constant avec La Havane mais les deux transmetteurs qui lui furent fournis étaient défectueux (sur ce point et sur beaucoup d'autres, Manuel Piñeiro, la personne chargée par Castro de coordonner le soutien, fut une catastrophe).

# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 09:03

bob marley

bob marley

# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 08:56